Art 2 Thiès

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En 1988 dite «année blanche», en pleine crise scolaire et universitaire, dix amis d’enfance d’origine wolof, peulh ou diola, ayant pour passion la musique et habitant tous le quartier Som à Thiès, mettent à profit cette situation pour monter un groupe amateur. Ils perfectionnent ainsi leurs techniques instrumentales en répétant quotidiennement.

Il faut attendre l’année 1990 et le choix du nom du groupe, Waflash (une distinction par rapport au groupe antillais Flash) pour qu’ils se professionnalisent. Dès l’enregistrement de leur première maquette, ils sont invités par l’animateur Michael Soumah sur la radio Dakar FM.

Le public sénégalais découvre alors Waflash, une formation influencé par le mbalax jazz-rock de Xalam, le Diambadong de Touré Kunda, le Reggae de Bob Marley et d’Alpha Blondy, le Makossa de Manu Dibango, l’Afro beat de Fela, l’Afro folk de Wasis Diop, le Folk song de Seydina Insa Wade, les rythmes traditionnels wolofs, Diolas, Peulhs, Mandingues (mbalax, bougarabou, sahourouba, yéla, socé, malinké), les chants religieux, les sonorités orientales, le jazz, le rock et le funk.

Leur musique, fusion de toutes ces sonorités, et leurs chorégraphies scéniques novatrices et bien huilées finissent de convaincre les mélomanes sénégalais.

http://www.art2thies.com/movie/Waflash1.flv

Leurs deux premières cassettes, parues respectivement en 1996 et en 1998, Yoon wi (la voie) et Prosper (hommage à feu Abdoulaye Prosper Niang de Xalam) laissent entendre des thèmes sur les femmes africaines, l’enfance, l’unité africaine, l’environnement, l’exode, l’amour, la guerre, les enfants soldats et le désœuvrement des jeunes, chantés en wolof, en diola, en français, en socé, en malinké, en pulaar ou en anglais par Ma Sané à la voix suave et chaude et Mamadou Yade « Blanc Plume » à la voix haut perchée.

Waflash connaît aussitôt un immense succès national avec des concerts dans tout le Sénégal. Leur notoriété dépasse bientôt les frontières du pays : ils sont invités en 1999 en Algérie en marge du sommet de l’OUA lors des rencontres culturelles d’Alger puis en Afrique du Sud pour les Ateliers de Cap Town, l’occasion de visiter l’ex prison de l’île de Robben Island et la cellule de Nelson Mandela.

En septembre 2001, après la sortie de leur cassette Gotel, le groupe effectue une tournée en Italie (Rome, Venise, Vicenza, Schio…). A leur retour, Waflash rentre en studio pour l’enregistrement de Gorgui (2002), suivi de deux CD, Bella Casa (la belle maison), l’un de leurs albums les plus aboutis, et Mappando « Alter Ego », co-réalisé et co-produit par le chanteur américain Ken Stringfellow.

De 2004 à 2007, Waflash tourne au Sénégal et en Europe (France, Italie, Allemagne, Suède) et sort successivement Yow-nit (Toi l’homme – CD 2005) et Anniversaire (CD 2007) et, Anniversaire vol 1 & 2 (DVD).

Début Novembre, le groupe signe pour trois albums avec le producteur sénégalais Ibrahim Guèye de Kavall Records, un label créé en 2006 à Paris avec Patrick Alidor et François Xavier.

 

La création du Palais des arts

Mais l’ambition des membres de Waflash n’est pas seulement d’enregistrer des albums et de faire des concerts et tournées, ils ont aussi pour objectif de créer leur propre espace. Ils inaugurent en décembre 2007, dans le quartier Dixième de leur ville natale, le « Palais des Arts », avec restaurant et salle de concert en plein air où ils jouent régulièrement et accueillent d’autres groupes musicaux du pays, des troupes de théâtre, des expositions et autres activités culturelles et artistiques. Le Palais des arts est devenu  un lieu central de la vie culturelle thiessoisse.

Dans un pays dominé par le mbalax, la musique novatrice de cette bande de copains de Thiès, carrefour ferroviaire le plus important du pays, fait de Waflash l’un des groupes phares du Sénégal des années 2000.

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